Le NA Hussein-Dey traverse une période particulièrement délicate, sans doute l’une des plus compliquées de ces dernières saisons. Le dernier échec concédé face à l’ASM Oran a agi comme un véritable électrochoc au sein du club, précipitant la démission de l’entraîneur Farid Zemiti et plongeant la formation husseindéenne dans une zone de fortes turbulences, tant sur le plan sportif qu’administratif.
Omar Yahiaoui
Cette défaite n’a pas seulement compromis les chances de l’équipe dans la course à l’accession, elle a surtout mis en lumière un malaise plus profond, installé progressivement au fil des journées. Le NAHD, qui ambitionnait clairement de jouer les premiers rôles cette saison, se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins, contraint de revoir ses plans et de s’interroger sérieusement sur son avenir immédiat.
Au début de l’exercice, la direction n’avait pas caché ses intentions : bâtir une équipe compétitive capable de lutter pour le billet de l’accession en Ligue 1. Les moyens engagés et le choix du staff technique répondaient à cette logique. Toutefois, la réalité du terrain s’est révélée bien différente. Les résultats en dents de scie, le manque de constance dans les performances et l’incapacité à enchaîner les succès ont progressivement sapé la confiance.
Le revers face à l’ASMO a été celui de trop. Conscient que la situation devenait difficilement gérable, Zemiti a préféré jeter l’éponge, mettant ainsi fin à une aventure qui n’aura jamais réellement décollé. Son départ laisse un vide technique à un moment clé de la saison.
Une direction sous pression et un silence inquiétant
Dans la foulée de cette démission, la réaction de la direction a surpris plus d’un observateur. Le club s’est contenté d’un simple communiqué publié sur sa page officielle, annonçant le départ de l’entraîneur, sans apporter la moindre précision sur les mesures à venir. Aucun nom de successeur, aucune feuille de route pour la suite du championnat. Ce mutisme alimente les inquiétudes et donne l’impression que les dirigeants eux-mêmes sont dépassés par les événements. A ce stade de la compétition, l’absence de décisions claires et rapides risque d’accentuer l’instabilité, au détriment du groupe et de ses ambitions restantes.
Le contraste est saisissant entre les objectifs affichés en début de saison et la situation actuelle. Le NAHD, censé jouer l’accession, se retrouve distancé, avec un retard difficile à combler. Cette réalité sportive met la direction face à ses responsabilités et soulève des interrogations sur les choix opérés, tant sur le plan technique que dans la gestion globale du club.
Désormais, la priorité semble être d’éviter une fin de saison chaotique, en tentant de préserver ce qui peut encore l’être, tout en préparant l’avenir dans de meilleures conditions.
Yacine Hanied vers un départ ?
Dans ce climat tendu, des informations circulent faisant état de la volonté du président Yacine Hanied de quitter ses fonctions. Selon certaines sources proches du club, ce dernier aurait confié à son entourage son intention de se retirer, estimant avoir échoué dans sa mission principale : ramener le NAHD en Ligue 1.
Si cette option venait à se confirmer, elle ouvrirait une nouvelle phase d’incertitude, avec la question cruciale de la succession à la tête du club, dans un contexte déjà fragilisé.
O. Y.
