Cela fait désormais plus de cinq mois que les entraîneurs des jeunes catégories du RCK n’ont pas perçu la moindre rémunération. Qu’il s’agisse des entraineurs des U13, U15, U17, U19 ou l’équipe réserve, tous dénoncent un abandon total de la part de la direction actuelle.
Par Youcef Mimoune
À l’heure où les clubs investissent dans la formation, le Raed semble suivre la pente inverse. «On nous demande de former, de cadrer des enfants et de représenter le club sur les tournois mais on ne reçoit même pas ce qui nous est dû depuis janvier !», s’insurge l’un des entraineurs. Ce sentiment est largement partagé par les autres techniciens. Selon plusieurs témoignages, les entraîneurs ont tenté à plusieurs reprises d’alerter la direction, en vain. Le président Salim Messani ne les a ni reçus, ni contactés, ni même informés d’un éventuel calendrier de régularisation. Il refuse pour l’instant de débloquer les fonds nécessaires au paiement des salaires dus aux entraineurs des différentes catégories. Certains évoquent un choix stratégique de préserver les ressources pour le recrutement de l’équipe première. D’autres parlent d’un simple désintérêt pour la formation. Quoi qu’il en soit, aucune communication officielle n’a été faite sur le sujet. L’intersaison passe, les mois s’enchaînent et la situation devient de plus en plus intenable. «Nous ne demandons pas la lune. Juste de quoi vivre dignement pour un travail quotidien. C’est une question de respect», soupire un autre entraineur. Dans un contexte où la formation devait être le pilier du projet sportif du RCK, cette impasse soulève de nombreuses interrogations…
Flou total sur le futur entraîneur
Autre point de tension réside dans la désignation du futur entraîneur de l’équipe première. Depuis plusieurs semaines, le flou persiste au sommet de la barre technique de l’équipe. Plusieurs noms ont circulé ces dernières semaines, à savoir Bouali, Benchouia, Amrouche Dziri et autre Malek mais à l’heure actuelle, aucun de ces dossiers n’a été finalisé. Pire, selon des sources internes, Messani aurait gelé les négociations. Cette indécision agace les supporters qui commencent à se manifester sur les réseaux sociaux pour demander à Messani d’accélérer le processus et nommer un entraineur compétent dans les plus brefs délais….
Reprise reportée ?
Initialement, la direction koubéenne avait programmé une reprise des entraînements pour le 8 juillet. Une date symbolique, censée marquer le lancement de la nouvelle saison sous le sceau de la reconstruction. Mais aujourd’hui, plus rien n’est certain. Entre l’absence d’un entraîneur principal, l’incertitude sur les départs et arrivées et le climat délétère en interne, la reprise pourrait être reportée. Ce possible report serait le signe d’une désorganisation préoccupante. D’autant plus que la programmation du championnat oblige les clubs à être prêts dès la fin du mois d’août. Toute perte de temps en préparation pourrait avoir un coût sportif lourd. Dans les réseaux sociaux, les supporters du RCK expriment leur ras-le-bol, dénonçant l’amateurisme et le manque de vision du président Messani. Ce dernier travaille unilatéralement avec Brahim Chaouch et confectionnent tout loin des membres du bureau. L’absence de communication officielle de la part de Messani ne fait qu’aggraver cette défiance. Le président koubéen semble avoir choisi un mutisme total, ce qui donne lieu à toutes les spéculations. Le RCK aurait pu profiter de cette intersaison pour se reconstruire, tirer les leçons de l’échec et repartir sur des bases saines. Mais à ce jour, tout indique une désorganisation généralisée, où les entraineurs des jeunes catégories sont méprisés, les décisions repoussées et les échéances sportives ignorées. Tant que le président Salim Messani ne prendra pas ses responsabilités en réglant les salaires dus, en nommant un coach et en lançant la reprise, le RCK restera englué dans une spirale négative. Le compte à rebours est lancé et la saison pourrait bien commencer avant que le club ne se soit même réveillé…
Y. M.
