Le président du Raed, Salim Messani passe à l’offensive sur le terrain financier pour sécuriser la dernière ligne droite de la saison. En régularisant une partie importante des primes de matches après les succès face à Koléa et Hussein Dey, le président koubéen place désormais ses joueurs devant leurs responsabilités sportives.
Par Mehdi Allel
L’heure n’est plus aux promesses mais aux actes concrets dans les bureaux de Benhaddad. Alors que la course aux play-offs atteint son paroxysme, le clan Messani a choisi de frapper fort pour maintenir l’union sacrée au sein du vestiaire. Le versement des primes liées aux dernières victoires capitales n’est pas un simple geste administratif. C’est un message de confiance envoyé directement aux protégés du staff technique. En assainissant la situation financière à l’aube des quatre finales restantes, la direction élimine toute source de déconcentration parasite. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de professionnalisation de la gestion du stress. Contrairement aux expériences passées où le flou financier venait souvent polluer l’esprit des joueurs au pire moment, l’actuelle présidence mise sur la stabilité. Le communiqué officiel de la direction valorise les efforts fournis et les résultats positifs récents, tout en rappelant que chaque niveau du club travaille main dans la main. L’idée est de construire un rempart psychologique autour du groupe pour que seul le rectangle vert occupe les esprits durant ce mois décisif. Sur le plan comptable, cette bouffée d’oxygène tombe à point nommé. Le moral est au beau fixe après les derbys remportés et cet apport financier vient valider le mérite des joueurs sur le terrain. La direction espère que ce levier activera un supplément d’âme nécessaire pour combler le fossé de trois points qui sépare le club du sommet. Le pacte est scellé entre le bureau et le terrain. Messani a rempli sa part du contrat en injectant les fonds nécessaires, c’est désormais aux acteurs du jeu de répondre à cet investissement par une série de victoires historiques. La gestion de cette fin de saison demande une précision chirurgicale. En récompensant les joueurs après l’effort, le club s’assure une paix sociale indispensable pour aborder les déplacements périlleux à venir. Les erreurs de casting administratif appartiennent au passé et cette nouvelle approche pourrait bien être le facteur X qui manquait au Raed pour franchir enfin le palier tant attendu vers l’élite. En vidant les tiroirs pour récompenser les siens, le patron du RCK joue son va-tout. Cette gestion par la motivation financière immédiate pourrait être le déclic définitif pour arracher une place en play-offs. La balle est désormais dans le camp des joueurs pour transformer cet investissement en une accession.
M.A.
