Arrivé à la tête de l’USM Alger à la fin du mois de février pour succéder au démissionnaire Abdelhak Benchikha, Lamine N’Diaye fait face à une mission aussi délicate que complexe. Engagé dans un contexte particulier, le technicien sénégalais a pris l’équipe « en marche », sans réelle préparation en amont ni marge de manœuvre suffisante pour imposer pleinement sa patte. Depuis sa nomination, les résultats enregistrés sont loin de répondre aux attentes des supporters et des observateurs. Toutefois, il serait injuste de lui faire porter l’entière responsabilité de cette situation. L’effectif à sa disposition reste limité, notamment en termes de profondeur de banc, un facteur déterminant dans une saison aussi éprouvante. Entre les échéances nationales et continentales, la gestion physique et tactique du groupe s’avère particulièrement compliquée. Le premier objectif du club, à savoir une place sur le podium en championnat, semble d’ores et déjà compromis. Avec un calendrier surchargé et des matchs en retard qui s’accumulent, la formation de Soustara peine à suivre le rythme imposé par ses concurrents directs. Dans ces conditions, espérer terminer parmi les trois, voire quatre premiers, relève désormais de l’exploit. Mais au-delà du championnat, un autre défi de taille attend le coach usmiste. Dimanche, l’USMA disputera un rendez-vous crucial en demi-finale retour de la Coupe de la CAF face à Olympique de Safi. Un match décisif qui pourrait sauver, en partie, la saison du club algérois. En cas d’élimination, ce serait un deuxième objectif majeur qui s’envolerait, accentuant davantage la pression sur les épaules de Lamine N’Diaye. Conscient de l’enjeu, l’ancien entraîneur du TP Mazembe mise sur son expérience du haut niveau africain pour renverser la tendance. Habitué aux grandes compétitions continentales, il sait mieux que quiconque comment gérer ce type de rendez-vous de haute intensité, où chaque détail peut faire la différence.
Dans ce contexte tendu, le groupe usmiste devra faire preuve de caractère et de solidarité pour atteindre son objectif. Plus qu’un simple match, cette demi-finale retour représente un tournant dans la saison, mais aussi dans l’avenir de Lamine N’Diaye, qui espère avoir droit à un nouveau contrat le mois de juin prochain. Entre pression des résultats et contraintes structurelles, le technicien sénégalais joue gros. Une qualification pour la finale de la Coupe de la CAF pourrait non seulement redonner espoir aux supporters, mais aussi relancer une dynamique positive. À l’inverse, un échec plongerait un peu plus l’USMA dans le doute, et placerait son entraîneur dans une position encore plus inconfortable.M. M.
