La lourde défaite concédée face aux Young Africans (3-0) a profondément marqué la délégation kabyle. Éliminée sans la moindre victoire, avec zéro but inscrit et huit encaissés, la JSK a quitté la Ligue des champions d’Afrique dans des conditions douloureuses. Deux revers sévères face à Al Ahly (4-1) et aux Young Africans (3-0) sont venus alourdir un bilan déjà difficile à digérer pour les supporters.
Par Walid Kadri
Présents en Tanzanie, certains supporters n’ont pas caché leur colère. Bien au contraire. Au moment où l’entraîneur Josef Zinnbauer se dirigeait vers la conférence de presse, il a été pris à partie par certains d’entre eux, furieux, réclamant des explications sur la prestation de l’équipe. La tension était montée d’un cran avant que des personnes présentes sur place n’interviennent pour ramener le calme et éviter tout débordement. Au lendemain de cet incident, le technicien allemand a tenu à réagir publiquement via son compte Instagram. Dans un message clair et mesuré, le coach kabyle a apporté sa version des faits tout en lançant un appel à l’unité : «Je tiens à préciser que je ne me suis en aucun cas comporté de manière irrespectueuse envers nos supporters, ni prononcé le moindre mot négatif». Zinnbauer a ainsi voulu démentir certaines rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, affirmant qu’une vidéo diffusée ne montrait pas l’intégralité de la scène. «Au contraire, j’ai essayé à deux reprises d’aller vers eux pour parler et expliquer la situation. Le service de sécurité m’a retenu et m’a demandé de me rendre directement en conférence de presse.» Une précision importante qui vise à montrer sa volonté de dialogue, contrariée, selon lui, par des impératifs sécuritaires. «Depuis mon arrivée au club, j’entretiens une relation forte et sincère avec nos supporters. Je respecte profondément leur passion et leur amour pour l’équipe.» Par ces mots, le technicien a tenu à rappeler son attachement au public kabyle, tout en reconnaissant que les émotions peuvent être vives après une défaite. Enfin, Zinnbauer a dénoncé certains débordements. «Mon adjoint Marc et moi avons été gravement insultés, et on a même craché sur Marc, ce qui dépasse les limites.» Malgré cela, il a conclu sur une note d’apaisement : «Restons unis et respectueux, même dans les moments difficiles». À travers ce message, le premier responsable technique de la JSK a cherché à calmer les esprits et à recentrer tout le monde sur l’essentiel, l’intérêt du club. Après l’échec africain, l’heure est désormais au rebond en championnat. Plus que jamais, la JSK aura besoin de sérénité et de solidarité pour tourner la page et repartir de l’avant.
W. K.
