25 mai 2026

Sa carrière internationale avec les Verts en pâtira certainement de sa situation en club

Le roussi pour Larouci

En octobre dernier, Yasser Larouci débarquait au rassemblement de l’équipe nationale pour parer au forfait de Rayan Aït-Nouri. Les attentes étaient là sachant que l’ex-international « espoirs » de l’Equipe de France semblait avoir des qualités certaines. Mais voilà que tout n’est pas allé dans le bon sens pour lui depuis ce moment. Son prêt à Sheffield United s’est très mal passé. Et, pour ne rien arranger, son club l’ESTAC Troyes se retrouve relégué en National (D3 française). Tout cela l’éloigne de la sélection et compromet son avenir avec l’EN.

Par Mohamed Touileb

Le temps de jeu est famélique : 629 minutes toutes épreuves réunies durant toute la saison. Larouci a connu un exercice 2023-2024 chaotique avec les « Blades » qui ont, eux aussi, livré un parcours désastreux en Premier League qui leur a valu un retour express en Championship (D2 anglaise) avec 3 victoires seulement en 38 journées. C’est pour dire que la situation sportive n’a pas favorisé son intégration et son installation dans le onze.

Pourtant, tout avait bien commencé

Pourtant, tout avait bien commencé pour Larouci avec trois titularisations sur les 4 premières sorties. Sauf que les résultats ne suivaient pas avec 1 point pris seulement. Dès lors, il fallait s’attendre à des changements dans le onze pour essayer de redresser rapidement la barre.

S’ensuivra un véritable trou d’air pour le natif d’El Oued qui ne fera qu’une seule apparition lors des 13 rencontres suivante en Premier League. L’alarme était déjà tirée pour celui qui fera sa première apparition avec l’EN au rassemblement d’octobre avec une entrée en jeu assez solide contre l’Egypte comme remplaçant. Si la donne sportive n’était pas réjouissante du côté de l’Angleterre, Djamel Belmadi décidait de prendre Larouci pour la CAN-2023 alors qu’il manquait de compétition. Pour autant, il ne jouera pas la moindre minute en Côte d’Ivoire. Logique. Mais ce n’était pas fait pour lui permettre de rebondir.

Un choix de carrière compromettant

Cette situation est la conséquence directe d’un choix de carrière qui a été franchement mauvais. En effet, Larouci pouvait arriver au FC Nantes l’été écoulé. Mais il s’est laissé tenter par la très exigeante Premier League qu’il avait déjà connue avec Liverpool il y a deux ans sans pour autant parvenir à s’imposer.

Il s’est dit que jouer pour un promu pouvait lui permettre de s’adapter et avoir plus d’opportunité. Mais il n’en fut rien et la barre était finalement trop haute pour l’ancien sociétaire des « Reds ». Avec un retour en arrière, aller chez les « Canaris » aurait été plus enchanteur.

Même Jaouen Hadjam l’a doublé

Justement, le choix de carrière reste important. Cela est constatable avec Jaouen Hadjam qui a pu rebondir dès l’hiver écoulé en partant de chez les Nantais vers les BSC Young Boys (Suisse). Depuis qu’il a débarqué là-bas, il compte 1140 minutes en 17 apparitions. Soit le double du temps passé sur le pré par Larouci qui était son concurrent direct au poste de latéral gauche chez les Verts.

En considérant les données actuelles, il est évident que Hadjam a réussi à remonter la pente contrairement à son compatriote. Et il sera logique qu’il fasse office de doublure pour Aït-Nouri pour ce rôle. Ceci vient nous rappeler que les choses peuvent aller vite dans le football. Cependant, à 23 ans, Larouci devrait pouvoir se relancer. A condition de trouver une sortie de chez les Troyens dès le prochain mercato car évoluer en National n’offrira pas la meilleure exposition qui soit.

M. T.

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