25 mai 2026

Vice-présidence CAF : Sadi n’a rien misé

Si l’Algérie a réussi à réintégrer le Comité exécutif (ComEx) de la Confédération africaine de football (CAF) en mars écoulé, elle devra patienter encore pour pouvoir faire partie de l’organigramme de la vice-présidence. En présence du très influent Faouzi Lekjaâ, Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), n’a pas voulu postuler vainement. Le choix reste lucide pour éviter un affront dont l’Algérie n’en avait pas besoin.

Par Mohamed Touileb

La défaite cuisante de Djahid Zefizef lors des élections du Comité exécutif en juillet 2024 face à Al Shalmani (Libye) est toujours dans les esprits. Même si son successeur, Walid Sadi, a réussi à atténuer cette désillusion en mars écoulé parvenant à gagner un siège au sein de ladite commission.

L’Algérie s’est naturellement réjouie de cette victoire dans une CAF où elle a essuyé les gifles et les revers. Une bouffée d’oxygène pour une représentation à l’agonie depuis des années. Particulièrement depuis le départ de Mohamed Raouraoua qui avait un certain poids au sein de la CAF compte tenu de sa proximité avec Issa Hayatou qui avait régné sur le trône de la structure continentale pendant près de 30 ans.

Le cake était déjà partagé

Mais les temps ont changé. Désormais, c’est Faouzi Lekjaâ et le Maroc qui ont la mainmise sur les départements décisionnels et sensibles de l’instance confédérale. Et il sera très compliqué, sur le court terme, d’inverser ce processus et renverser la vapeur en faveur de l’Algérie. En effet, samedi, depuis Accra (Ghana), où s’est tenue la première réunion du nouveau ComEx, Patrice Motsepe, reconduit à la tête de la CAF, a désigné ses cinq suppléants aux commandes « cafiennes ».

Sans surprise, le choix du premier vice-président s’est porté sur Lekjaâ qui va représenter la zone francophone de l’Afrique du Nord. C’est pour dire que Sadi se serait lancé d’une bataille perdue d’avance. Chose qu’il n’a heureusement pas faite. De toute façon, Motsepe doit aussi son maintien à Lekjaa et sa clique car il était, à un moment donné, question de précipiter sa défaite et l’empêcher de briguer un second mandat. Mais, au final, tout le monde s’est partagé le cake. En deuxième vice-président, on retrouve Kurt Okaraku (Ghana) suivi de Pierre-Alain Mounguenegui (Gabon) et la Congolaise Bestide Kazadi. Pour sa part, Feizal Sidat (Mozambique) sera le cinquième vice-président.

Déminer le terrain prendra des années

Les chances de voir Sadi être désigné étaient tout simplement nulles en présence de Lekjaâ. La FAF a d’ailleurs informé la CAF qu’elle ne comptait pas postuler pour la vice-présidence de l’Afrique du Nord francophone. De plus, cette démarche est motivée par le fait que Sadi a aussi d’autres missions importantes à assumer. A commencer par son poste de ministre des Sports et celui de président de la FAF et de l’Union nord-africaine de football (UNAF). Compte tenu de son agenda, il n’aurait pas trouvé le temps pour remplir d’autres missions de vice-président de la CAF. Somme toute, pour espérer un jour se retrouver dans le cercle proche de la présidence de la CAF, il faudra un travail de longue haleine et une stratégie limpide pour venir se mesurer à Lekjaâ sur un terrain miné. En attendant, la diplomatie doit être privilégiée afin de gagner des partisans pour l’avenir.

M.T.

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