25 mai 2026

Avec Aït-Nouri et Hadjam, Petkovic a deux éléments qui affichent une bonne forme

Latéral gauche : Casse-tête en moins, dilemme en plus

Que ce soit à gauche, à droite ou dans l’axe, la défense de l’équipe nationale, un peu trop permissive ces derniers temps, présente un sérieux chantier pour Vladimir Petkovic. Cependant, le retour de Bensebaïni vient soulager un peu le cœur défensif tandis que le côté droit souffre toujours de la « Atal dépendance ». Pour ce qui est du flanc gauche, le sélectionneur national dispose de 3 solutions dont 2 qui sont très qualitatives avec Rayan Aït-Nouri et Jaouen Hadjam qui affichent une forme rassurante. Décryptage.

Par Mohamed Touileb

Pour le rassemblement de septembre et les deux sorties contre la Guinée équatoriale et le Libéria programmées pour 05 et 10 du mois dans cet ordre, on compte trois latéraux gauches parmi les 26 Fennecs retenus pour l’entame des éliminatoires de la CAN-2025.

À la CAN-2023, Belmadi avait galéré

La diversité des alternatives est là. On est loin de la pénurie qu’avait connue Belmadi lors de la CAN-2023 en Côte d’Ivoire quand il a dû se reposer sur Aït-Nouri qui était l’unique joueur compétitif au poste. Certes, il avait pris Yasser Larouci, qui était pensionnaire de Sheffield United, en renfort. Cependant, le concerné ne jouait même plus à l’époque. Cela n’avait pas dissuadé Belmadi de le prendre au détriment de Jaouen Hadjam qui était dans une situation quasi-similaire du côté du FC Nantes avant d’être transféré vers les BSC Young Boys (Suisse) lors du mercato hivernal. Et cela avait complètement relancé la carrière de Hadjam qui affiche aujourd’hui un très bon niveau retrouvant une bonne partie de ses capacités.

Hadjam plus costaud défensivement

Entre lui et Aït-Nouri, il y a une certaine différence dans la fibre footballistique. Il est évident qu’Aït-Nouri fait office d’alternative principale pour Petkovic. Le pensionnaire de Wolverhampton est doté de qualités techniques largement au-dessus de la moyenne. Il est spectaculaire et très porté vers l’offensive. Et cela peut présenter un handicap. En effet, le « Wolf » est un peu fébrile défensivement. Et cet aspect reste décisif en Afrique. Dans ce registre, Hadjam est un peu plus performant car il peut occuper le poste de latéral gauche dans le 4-3-3 ou le 4-4-2 contrairement à Aït-Nouri plus utile dans un 3-5-2 comme piston gauche. Le profiling reste donc déterminant pour tirer la quintessence de ces deux Fennecs.

Khacef, le pompier de service

Ces deux solutions sont les plus « crédibles » actuellement. A ce sujet, le choix de Petkovic ne peut être discutable. De plus, le Bosnien va superviser Naoufel Khacef qui a montré un bon visage avec le CR Belouizdad depuis qu’il l’a rejoint l’hiver dernier. Cependant, le Belouizdadi n’a pas autant de matchs dans les jambes qu’Aït-Nouri et Hadjam qui évoluent en Europe. Ils partent logiquement avec un avantage en termes de compétitivité. Toutefois, il est là pour parer à toutes éventualités. Surtout qu’Aït-Nouri peut être fragile par moments. Désormais, il reste à Petkovic de trancher sur son titulaire. Ou peut-être qu’il leur donnera un match chacun pour septembre. Cela reste à voir.

M.T.

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