Secoué par le départ inattendu de l’entraîneur Mohamed Benchouia après le nul concédé face au WA Mostaganem, le NA Hussein-Dey traverse une nouvelle zone de turbulences. Dans cette période délicate, c’est l’adjoint, Ahmed Herabi, qui a accepté d’endosser le rôle d’entraîneur intérimaire. Un choix dicté autant par le sens des responsabilités que par l’attachement au club, comme il l’a expliqué lors de ses premières déclarations depuis la reprise des entraînements.
Pour Herabi, hors de question d’abandonner l’équipe dans ce moment délicat.
«Je ne pouvais pas laisser le NAHD livré à lui-même», affirme-t-il d’entrée, expliquant que Benchouia lui-même avait insisté pour qu’il reste : «Le coach m’avait demandé, ainsi qu’au reste du staff, d’assurer la continuité du travail après sa décision de plier bagage. Je comprends qu’il s’agit du NAHD un club fort respectable, je ne peux pas me permettre de le laisser tomber, jamais !».
Cette transition, bien que forcée par les circonstances, se veut la plus fluide possible afin d’éviter que le groupe ne sombre dans le doute.
« Je suis là le temps qu’on trouve un nouvel entraîneur »
Herabi dit également avoir reçu un message clair de la direction sportive : «Le président de section football, Amine Tata, m’a contacté pour me demander de continuer à travailler». A partir de là, le technicien n’a pas hésité longtemps. Il a pris les rênes des entraînements dès la reprise, conscient de l’importance de préserver la dynamique du groupe. «J’ai donc pris mes responsabilités et assuré les séances, avec comme objectif de continuer le travail déjà entamé.»
Même s’il assure pleinement son rôle, Herabi reste lucide : il n’est là que le temps que le club trouve un entraîneur principal.
«Je suis là le temps que le club trouve un entraîneur, mais je me donnerai à fond.»
Il affirme vouloir maintenir les bases posées depuis le début de saison, malgré les turbulences. «Il faut continuer ce que nous avons entamé. Les dernières contre-performances ne doivent pas entamer notre volonté de bien faire et de revenir en force.»
« Les joueurs doivent se réveiller »
L’adjoint se veut rassurant sur la situation sportive du Nasria : «Notre situation n’est pas si mauvaise. On s’accroche toujours au peloton de tête, avec seulement quatre points de retard sur le premier».
Cependant, il n’élude pas les difficultés qui freinent l’équipe depuis plusieurs semaines : effectif diminué, blessures récurrentes et huis clos qui pèse lourdement sur le moral. «Les blessures des joueurs et le fait de jouer à huis clos nous handicapent énormément», avoue-t-il. Alors que la dynamique en championnat s’est affaiblie, Herabi mise sur la Coupe d’Algérie pour relancer la machine. «Les joueurs doivent se réveiller et la Coupe est une occasion de se ressaisir», a-t-il affirmé.
Pour lui, le prochain rendez-vous face à la JS Tixeraïne est perçu comme un tournant : «Le match de vendredi doit être joué en force. Nous les avons battus en championnat, mais la Coupe, c’est autre chose. C’est une autre paire de manches».
O. Y.
