23 avril 2026

Le Raed veut entretenir l’espoir

Dos au mur après le nul frustrant concédé à Tiaret, le RC Kouba accueille Tixeraïne, ce samedi, avec l’obligation absolue de l’emporter. Bien que relégués à la cinquième place et distancés par le peloton de tête, les Vert et Blanc refusent d’abdiquer avant le dénouement final de la saison.

Par Mehdi Allel

L’ambiance est lourde du côté de Benhaddad après la dernière sortie qui a laissé des traces indélébiles dans les esprits koubéens. En revenant de Tiaret avec un seul point, le Raed a grillé un joker précieux dans la course effrénée aux play-offs. Ce résultat, perçu comme une défaite sur le plan comptable, a permis à l’ASMO et l’USMH de creuser un fossé de cinq points, tandis que la CR Témouchent en a profité pour chiper la quatrième place au classement. Le moral des troupes a pris un coup de massue, mais la réalité du terrain impose un sursaut immédiat. Le staff technique s’attelle désormais à panser les plaies psychologiques pour remobiliser un vestiaire qui semble accuser le coup physiquement et mentalement. Pour cette réception de Tixeraïne, l’enjeu dépasse le simple cadre d’une rencontre de championnat. Il s’agit de prouver que le club a encore de la fierté et qu’il compte se battre jusqu’à l’ultime seconde de cet exercice.

La consigne est claire

Tactiquement, le onze de départ devrait connaître quelques ajustements afin d’apporter plus de percussion offensive, car seule une victoire pourrait redonner un semblant de sourire aux supporters. Les joueurs savent pertinemment que leur destin ne dépend plus uniquement de leurs propres performances, mais la consigne est claire. Il faut faire le plein de points lors des trois dernières journées. Le scénario est complexe mais pas impossible dans un football algérien souvent sujet à des retournements de situation imprévisibles. En interne, on espère un miracle qui passerait par une chute simultanée de deux concurrents directs. En attendant que les astres s’alignent, la concentration reste braquée sur l’adversaire du jour qui ne viendra pas en victime résignée. Le RCK doit transformer sa frustration en énergie positive pour éviter de sombrer dans une fin de saison anonyme. Chaque duel sera disputé comme une finale de coupe pour entretenir cette petite flamme qui vacille mais ne s’éteint pas encore. La mission s’annonce périlleuse pour les Koubéens qui doivent impérativement empocher les trois points samedi. Malgré une déception palpable et une dépendance totale des résultats de l’ASMO et de l’USMH, le Raed jouera sa chance à fond. Le miracle reste l’unique espoir pour accrocher une place in extremis.

Belalem, le capitaine qui refuse d’abdiquer

Au sein d’un effectif profondément marqué par la perte de la troisième place, la figure de proue du club se dresse comme un rempart contre le découragement. Abderrahmane Belalem ne se contente pas de porter le brassard, il assume pleinement son rôle de meneur d’hommes dans cette période de turbulences sportives. Alors que les calculs mathématiques et l’écart de cinq points avec le duo de tête semblent condamner les ambitions du club, le maître à jouer des Vert et Blanc continue de croire à une issue favorable. Son activité sur le terrain durant les séances de préparation témoigne d’un professionnalisme exemplaire qui tranche avec la morosité ambiante. Le capitaine multiplie les courses et les interventions pour stimuler ses partenaires, conscient que le moindre relâchement enterrerait définitivement les derniers espoirs de play-offs. Son but inscrit à Tiaret, bien qu’insuffisant pour ramener les trois points, a prouvé qu’il restait l’atout offensif numéro un de l’équipe et qu’il conservait son sang-froid dans les moments critiques. Pour la réception de Tixeraïne, il compte bien réitérer ce genre de performance tout en poussant ses coéquipiers à élever leur niveau de jeu.

Il refuse la fatalité

Belalem sait que le salut du RCK passe par une solidarité sans faille et une abnégation totale durant les quatre-vingt-dix minutes à venir. Dans les coursives du stade Benhaddad, l’attitude du numéro dix force le respect. Il ne ménage aucun effort pour convaincre le groupe que tout reste possible tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin de la dernière journée de championnat. Cette détermination sans faille est le moteur dont le Raed a besoin pour éviter de sombrer dans une fin de cycle prématurée. Le capitaine se prépare à livrer une bataille acharnée, espérant que son leadership servira de catalyseur pour renverser une situation compromise. Le visage déterminé de Belalem illustre parfaitement l’état d’esprit qu’il souhaite insuffler à ses troupes pour le rendez-vous de samedi. En refusant d’accepter la fatalité, le capitaine koubéen s’impose comme le dernier garant de l’ambition du Raed. Une victoire contre Tixeraïne permettrait de valider cet engagement personnel.

M.A.

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