17 mai 2026

Hadjar : « Ma priorité va au Raed »

L’avenir de l’encadrement technique du RC Kouba s’éclaircit après l’immense déception des play-offs manqués. Le coach Cherif Hadjar a tranché en affichant publiquement sa volonté de s’inscrire dans la durée. Malgré les sollicitations, le technicien donne l’exclusivité au club koubéen pour la saison prochaine, scellant un pacte de cœur.

Le rideau est tombé sur l’exercice footballistique de la Ligue 2 avec un goût particulièrement amer pour les amoureux du mythique club de Kouba. Passé tout près du bonheur, le Raed doit déjà se tourner vers l’avenir pour ne pas sombrer dans la sinistrose. Dans ce décor oscillant entre regrets et reconstruction, la sortie médiatique de l’entraîneur principal insuffle un vent d’espoir salvateur. En plaçant l’institution au-dessus de tout, le patron de la barre technique pose les jalons d’un nouveau projet sportif ambitieux. Alors que les rumeurs allaient bon train concernant les futures destinations des techniciens de renom du championnat, le driver koubéen a tenu à rassurer son monde de la manière la plus franche. Face à l’insistance de l’environnement du club, sa réponse sonne comme un soulagement pour le public vert et blanc. «Concernant mon avenir et la pression positive des fans qui réclament mon maintien, je tiens d’abord à les remercier chaleureusement pour leur confiance. Mon souhait est de poursuivre l’aventure la saison prochaine. Si je dois exercer en Ligue 2, la priorité absolue sera accordée au RCK. J’espère que nous parviendrons à un accord total avec la direction. En arrivant en cours de saison, j’ai pu observer les forces et les faiblesses du groupe. J’ai rapidement trouvé mes repères à Kouba et je sais exactement ce qu’il reste à accomplir. Inch’Allah, mon avenir s’écrira ici.» Cette annonce forte trace une feuille de route claire pour les dirigeants qui savent désormais à quoi s’en tenir pour préserver la stabilité technique. Arrivé en cours d’année, le coach a su prendre le pouls d’un environnement exigeant, et sa volonté de poursuivre l’apprentissage entamé prouve que les fondations sont solides pour entamer la prochaine campagne avec des certitudes renforcées.

« L’amertume est légitime, mais il faut tirer des leçons »

Au-delà de son cas personnel, le stratège a tenu à poser un diagnostic lucide sur la situation globale de l’équipe et sur la peine légitime ressentie par les supporters après ce dénouement cruel à la différence de buts. «Bien que j’aie rejoint le banc de Kouba lors des dernières journées de championnat, je suivais déjà de très près les performances du RCK. Là où je vais, la ferveur pour ce club est immense et le Raed compte énormément de supporters. C’est évidemment une immense déception pour eux. Les saisons se suivent et se ressemblent malheureusement. L’année dernière, avec l’ES Mostaganem, il n’avait manqué qu’un seul point pour décrocher la montée. Cette fois-ci, c’est la différence de buts qui nous prive cruellement des play-offs. L’amertume est légitime, mais nous devons impérativement en tirer des enseignements. Il faut savoir apprendre de nos erreurs pour aller de l’avant et bâtir enfin le chemin vers l’accession.» L’analyse ne souffre aucune contestation tant le destin s’est montré tatillon avec le club, deux années de suite. Pour autant, la fatalité n’a pas sa place dans le discours d’un homme qui rappelle l’exigence de grandeur liée au statut historique de cette formation unique. «Cela dit, malgré cet échec pour la montée en Ligue 1, il ne faut pas oublier que la deuxième division abrite des équipes de grande valeur qui forcent le respect, et le Raed en fait incontestablement partie. Les supporters doivent rester fiers de leur équipe. Le RCK garde une immense réputation, peu importe le palier où il évolue. Si ce n’était pas un grand club, je n’aurais jamais accepté d’en prendre les rênes. Porter les couleurs de Kouba ou diriger son staff technique est un honneur pour n’importe quel professionnel. C’est une institution populaire, chargée d’histoire, qui a vu passer d’immenses légendes du football national.» Par ces mots puissants, il replace le blason koubéen à sa véritable dimension, rappelant que la valeur d’un club ne s’évalue pas uniquement à la division dans laquelle il se débat mais à l’héritage qu’il transporte. La balle est désormais dans le camp de la direction générale pour matérialiser les souhaits du coach en garanties concrètes. En réaffirmant sa fidélité, l’entraîneur s’impose comme le leader naturel de la future campagne de reconstruction. Les supporters peuvent aborder l’été avec la certitude que l’ambition reste intacte.

M.A.

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