27 mai 2026

Gouiri, rentabilité expresse !

On ne va pas s’enflammer. Mais Amine Gouiri fait un baptême du feu d’enfer avec l’Olympique de Marseille. L’Algérien compte déjà 3 passes décisives en 2 apparitions dont 1 comme titulaire. La recrue marseillaise donne satisfaction pour ses débuts. Le scepticisme autour de sa venue et les craintes sur son intégration et sa constance sont déjà balayées en attendant la confirmation.

Par Mohamed Touileb

Il n’arrivait clairement pas en terrain conquis. Mais Amine Gouiri a sorti le grand jeu pour amorcer son aventure phocéenne de la meilleure des manières. Le Fennec a été déterminant dans les deux derniers matchs que l’OM a remportés non sans voir le Dz peser directement sur le score de la rencontre avec 1 passe D lors du match au sommet face à l’Olympique Lyonnais (3-2) et 2 offrandes chez Angers SCO (0-2).

Pour l’instant, Gouiri n’a pas trouvé la faille. Mais on peut déjà relever qu’il a fait plus de passes décisives avec l’OM en deux sorties qu’avec le Stade Rennais FC (2 passes), son ancien club, au terme de la première partie de saison et ses 20 apparitions au total.

Réponse immédiate aux sceptiques

Cependant, Roberto De Zerbi n’a pas recruté l’ancien international espoir français que pour marquer. «C’est un joueur polyvalent qui peut jouer comme avant-centre, comme quand il a commencé sa carrière. C’est un joueur que je connais assez bien depuis longtemps. Il peut jouer un peu tous les rôles offensifs, à tous les postes», se projetait le technicien italien au moment de le signer contre 19 millions d’euros et 3 autres en bonus éventuels.

Mais son arrivée pour ce montant provoquait déjà l’indignation avec les réserves sur son éventuel apport après des premiers mois compliqués du côté de la Bretagne. Ainsi, Lionel Charbonnier, consultant RMC Sport, avait lâché : «Amine Gouiri à 19 millions d’euros plus 3 de bonus, quand tu sais qu’il sort d’un Stade Rennais qui est au fond du trou et qu’aujourd’hui, sans parler de l’aspect technico-tactique du joueur, l’OM a besoin de joueurs de caractère et que lui n’a jamais rien fait avec les Rennais… Avec la pression qu’il y a à Marseille. Est-ce qu’il va être capable de s’en sortir ? C’est la première chose». Avant d’ajouter : «Parce qu’on cherchait un véritable 9, pour moi, je ne le mets pas dans cette catégorie de véritables 9».

Fréquence améliorée

Sur le fond, l’ancien gardien de l’équipe de France n’a pas tort de dire que Gouiri n’est pas un fer de lance pur (même s’il porte le numéro 9). Néanmoins, du côté de la direction marseillaise, notamment le conseiller sportif Mehdi Benatia, il y a foi en la plus-value offensive que le Fennec pourrait garantir. «Il est toujours connecté au jeu. Il pourra même évoluer en 10 ou à gauche si le coach change de système. Il a du talent, il a toujours mis des buts si on observe ses statistiques. Il peut faire une saison à 18-20 buts, à nous de le pousser jusqu’au bout pour aller au summum de son potentiel», estime le Marocain.

Et le rendement avec la tunique de l’OM semble plus efficace. Après 2 matchs, Gouiri se retrouve impliqué dans un but toutes les 35 minutes. Préalablement, avec les Bretons, il était décisif toutes les 225 minutes. Le contraste est déjà là. Evidemment, il va falloir suivre cette courbe dans le temps. Toujours est-il que l’ex-Niçois affiche une bonne cadence. Et ce, dans l’attente de le voir marquer son premier but… même s’il n’a pas été recruté uniquement pour cette tâche.

Travailler pour garder la cadence

De Zerbi compte explorer son bagage au maximum et dans différents schémas sachant la flexibilité de son dispositif qui correspond aux footballeurs hybrides et polyvalents comme Gouiri. «Amine Gouiri aussi a fait un très bon match. Il est très fort. Je pense qu’il ne connaît pas son potentiel. C’est un joueur vraiment complet (…). Après, c’est vrai qu’en deuxième mi-temps, on a forcé un peu plus les choses en sortant Merlin, en faisant jouer Gouiri un peu plus sur le côté. Mais oui, c’était vraiment une grande performance», relevait le coach italien.

Pour sa part, Gouiri sait qu’il devra garder cette fréquence et cette faculté à être déterminant pour rester dans les plans pérennes de De Zerbi. «Reproduire ce genre de performance ? Je bosse tous les jours à l’entraînement pour être au sommet de ma forme, ici à Marseille, je suis dans les meilleures conditions pour être régulier», a déclaré le Guerrier du Désert. A lui de continuer à se battre pour sa place.

M. T.

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