Quelques jours après avoir annoncé son départ à la fin de la saison, Hakim Hadj Redjem s’est remis très vite en action. Face au refus catégorique de Sonatrach d’apporter des changements au niveau du conseil d’administration, Hadj Redjem devrait jouir des pleins pouvoirs pour mener son navire à bon port. Après l’élimination de la Ligue des champions, le boss mouloudéen veut bien évidemment décrocher le titre de champion pour la deuxième fois de suite, ce qui n’a pas été fait depuis presque un demi-siècle. Apprendre des erreurs du passé, Hadj Redjem ne veut surtout pas reproduire les mêmes fautes qu’en 2010 lorsque le MCA, alors champion d’Algérie, avait perdu en cours de route l’ensemble de ses cadres. Les Zemmamouche, Bouchema, Koudri, Bouguèche, Derrag, Harkat, Mokdad et Boudebouda avaient alors changé d’air, ce qui a été néfaste à l’équipe algéroise qui se contentera de faire de la figuration. Il aura donc fallu attendre quatorze ans pour décrocher à nouveau le graal. Hadj Redjem est conscient que pour truster les trophées au niveau national il faut impérativement garder ses meilleurs éléments. La stabilité doit être au cœur du projet de la direction mouloudéenne qui s’active pour éviter une saignée fatale cet été. Et pour préserver la pérennité du club, l’homme fort du MCA vient de réussir un coup de force en prolongeant les contrats de huit cadres de l’équipe. On avait annoncé, il y a quelques semaines, la volonté du club de prolonger le bail de certains éléments qui étaient en fin de contrat. Désormais, il n’y aura aucun élément susceptible de quitter l’équipe à la fin de l’exercice puisque la plupart des joueurs seront liés au Mouloudia jusqu’en 2027. Il s’agit d’Ayoub Ghezala, Zakaria Naidji, Ayoub Abdellaoui, Larbi Tabti, Mohamed Réda Helaimia, Abdellatif Ramdane et Mehdi Boucherit qui viennent de rempiler pour une saison supplémentaire. Mohamed Benkhemassa, pour sa part, en fin de contrat, s’est donc engagé pour deux autres saisons jusqu’en 2027. De quoi réjouir les supporters qui, eux aussi, militent pour la stabilité à tous les niveaux, qui faisait défaut à un club qui a toujours été miné par des querelles intestines souvent néfastes pour un club pourtant centenaire. Qu’on le veuille ou pas, il est révolu ce temps où les joueurs faisaient de la surenchère à la fin de chaque saison fragilisant ainsi une équipe qui devait se reconstruire à nouveau après chaque exercice. La stabilité et la continuité doivent être le cheval de bataille de l’administration mouloudéenne, qui veut bâtir un club sur un socle solide pour un meilleur rayonnement au niveau international.
R. R.
