Le RCK s’apprête à effectuer un déplacement périlleux à Aïn Témouchent pour affronter le CRT, un concurrent direct dans la course au podium. Conscient de l’ampleur du défi, Cherif Hadjar affine son plan de bataille. À Kouba, l’ambition d’enchaîner une troisième victoire consécutive anime tout le club.
Le voyage à Aïn Témouchent ne sera pas une simple formalité pour le RCK. Le CRT, piqué après sa défaite face à l’USMH, entend réagir devant son public et préserver ses chances de terminer parmi les trois premiers. Dans ce contexte, Cherif Hadjar a exigé une concentration maximale tout au long de la semaine. Pas question d’aborder cette affiche avec excès de confiance, même si les Koubéens restent sur deux succès encourageants. Le staff a longuement analysé les forces de la formation témouchentoise. Équipe agressive dans les duels, capable d’imposer un pressing haut par séquences, la CRT cherche souvent à exploiter la profondeur dès la récupération. Les défenseurs du RCK ont ainsi travaillé le positionnement et la gestion des appels dans leur dos. La coordination entre la charnière centrale et les latéraux a été répétée afin de fermer les intervalles et limiter les centres. Au milieu, Hadjar veut voir davantage de densité dans l’entrejeu. Les milieux récupérateurs auront la mission de couper les lignes de passe et d’empêcher l’adversaire de s’installer dans le camp koubéen. La circulation devra être plus rapide, avec des transmissions en une ou deux touches pour déséquilibrer le bloc local. Le coach insiste sur la maîtrise du tempo, alternant séquences de conservation et accélérations soudaines. Offensivement, le RCK prépare un plan basé sur la mobilité. Les attaquants devront multiplier les appels diagonaux pour étirer la défense adverse, tandis que les ailiers sont appelés à provoquer balle au pied. Les centres en première intention et les frappes lointaines ont été travaillés pour surprendre un gardien souvent sollicité sur ballons aériens. Les phases arrêtées occupent également une place stratégique, notamment les corners rentrants et les combinaisons courtes aux abords de la surface. La dimension mentale n’a pas été négligée. Jouer à l’extérieur impose sang-froid et discipline. Hadjar veut un bloc compact, capable de défendre en avançant lorsque l’occasion se présente, sans se découvrir inutilement. Chaque détail compte dans un match où l’impact physique et la gestion des temps faibles peuvent faire basculer le résultat. À Aïn Témouchent, le RCK devra afficher maturité et efficacité pour poursuivre sa série. Face à un CRT déterminé à se relancer, la bataille promet d’être intense. Une troisième victoire consécutive permettrait aux Koubéens de s’affirmer dans la lutte pour le podium et de consolider leur dynamique.
On attend beaucoup des attaquants dans ce match
À Aïn Témouchent, le RCK sait qu’il devra afficher un tout autre visage offensif pour espérer enchaîner. Si la solidité collective a permis de gagner récemment, la ligne d’attaque reste attendue au tournant. Face au CRT, l’efficacité devant le but pèsera lourd dans la balance. Le déplacement chez le CRT met la lumière sur un secteur qui cherche encore sa pleine mesure. Lors des deux dernières victoires du Raed, ce ne sont pas les attaquants qui ont fait trembler les filets, mais Belalem, milieu offensif opportuniste, et Baouche, arrière gauche monté aux avant-postes. Un constat qui illustre une certaine difficulté de la ligne offensive à concrétiser le travail collectif. Lehbiri, utilisé en pointe ou dans un registre plus excentré, devra davantage peser sur la défense adverse. Son rôle ne se limite pas à la finition. Il doit fixer les centraux, créer des espaces pour les milieux lancés et attaquer les zones de vérité avec plus d’agressivité. Dans un match à l’extérieur, la capacité à convertir la première situation franche peut changer la physionomie de la rencontre. Sur les côtés, Ghazali et Deffar auront une mission capitale. Leurs appels en profondeur et leurs prises de balle doivent déstabiliser le bloc adverse. Les centres devront être plus précis, les choix plus tranchants dans les vingt derniers mètres. Trop souvent, les actions se sont arrêtées sur une dernière passe approximative ou un contrôle mal assuré. Le banc offre pourtant des solutions intéressantes. Sabouni apporte de la percussion et une certaine insouciance dans ses prises d’initiative. Meftahi sait se projeter rapidement dans la surface. Bougoursa peut apporter sa vitesse et sa percussion sur le flanc, en provoquant son vis-à-vis et en étirant le bloc adverse pour créer des espaces dans la surface, tandis que Boukhenchouche dispose d’une frappe capable de débloquer une situation fermée. Ces profils permettent d’imaginer plusieurs scénarios selon l’évolution du match. La coordination entre l’animation offensive et le milieu sera déterminante. Les courses doivent être synchronisées, les dédoublements mieux exploités et les frappes déclenchées sans hésitation. À Témouchent, le CRT cherchera à imposer un défi physique et à réduire les espaces. Dans ce contexte, la lucidité et la spontanéité feront la différence. Les défenseurs et les milieux ont récemment porté l’équipe vers la victoire. À présent, l’heure est venue pour les attaquants de prendre le relais. À Témouchent, le RCK aura besoin d’une ligne offensive inspirée et clinique pour espérer prolonger sa dynamique positive.
M. A.
