Dans l’implacable intensité de la Ligue 2, les défaites laissent des traces, mais le calendrier, lui, n’attend jamais personne. A peine le temps de panser les plaies du douloureux revers concédé lors du derby face au voisin koubéen que le NA Hussein Dey doit déjà se tourner vers l’avenir. A l’entraînement, le mot d’ordre est clair : interdiction de tergiverser ou de ruminer. Les Sang et Or ont rapidement pris conscience qu’il ne sert à rien de rester abattus après une telle prestation.
Par Omar Yahiaoui
Le groupe nahdiste s’est donc remis d’urgence dans le bain de la préparation, conscient qu’un déplacement périlleux l’attend pour le compte de la 4e journée de championnat sur la pelouse de l’IR Sidi Mhamed Benali, un nouveau promu aux dents longues qui tâchera de profiter du doute adverse. Le Nasria n’aura d’autres options que de se reprendre au plus vite et penser dès maintenant à ce match-piège face à un adversaire méconnu.
Bousbia sonne la révolte
Au cœur de cette tempête psychologique, le premier responsable de la barre technique, Abdenour Bousbia, a immédiatement pris ses responsabilités pour sonner la charge et appeler à la remobilisation. Connu pour son franc-parler et son tempérament de battant, l’entraîneur nahdiste a exigé une régénération de ses troupes. Pas question de céder au défaitisme après un seul faux-pas. Le coach a multiplié les discours mobilisateurs pour réveiller un groupe touché dans son orgueil, insistant sur l’impératif de négocier au mieux cette périlleuse sortie en déplacement. Pour Bousbia, la seule réponse valable aux critiques et aux doutes se trouve sur le terrain, à travers une prestation pleine de caractère et de solidarité pour effacer l’ardoise au plus vite et se relancer dans la course.
Un véritable casse-tête de réglages
Pourtant, la mission s’annonce tout sauf une sinécure pour le staff technique. Sur le plan des rectifications tactiques et de la composition du onze de départ, Abdenour Bousbia doit composer avec un effectif considérablement amoindri. L’infirmerie ne désemplit pas et le coach devra faire sans trois éléments-clés de son échiquier : Belkacem Serguine, Zakaria Bencherifa et Karim Sabouni, tous trois forfaits pour blessure. Trouver des solutions de rechange relève du véritable casse-tête chinois. Entre un banc de touche aux choix limités et le manque de compétition ou de préparation de certains éléments par rapport aux cadres habituels, le technicien nahdiste devra faire preuve d’ingéniosité tactique. C’est tout un équilibre à réinventer en un temps record pour que le Nasria retrouve son allant offensif et sa solidité, avec l’intime conviction que ce voyage chez le promu de l’IRSMB constituera déjà un premier tournant crucial dans la saison des Sang et Or.
O. Y.
