L’élimination, notamment pour ce qui est de la manière de se faire sortir, de l’Algérie en seizième de finale de la Coupe du monde 2026 a naturellement ses conséquences : sélectionneur sur le départ, cadres qui pensent à la retraite et supporters algériens qui réclament, comme à l’accoutumée, des têtes. Pour la Fédération algérienne de football (FAF), que préside Walid Sadi aussi ministre des Sports, c’est la panique à bord.
Par Mohamed Touileb
Qui y survivra ? Telle est la question que tout le monde se pose. La campagne des Verts au Mondial 2026 n’a pas eu l’épilogue escompté. La FAF pensait s’être assuré de la quiétude et de la stabilité pour l’après-CDM en prolongeant Vladimir Petkovic et en lui fixant (ce qui était largement dans ses cordes), la qualification au second tour comme objectif. Sauf que la façon avec laquelle l’EN a joué et s’est fait éliminer risque de provoquer un remue-ménage.
Il faudra taper du poing sur la table !
Les habituelles rumeurs sont là. Chacun y va de son scénario. Des cassures chez les principaux responsables de l’instance sont évoquées. En outre, on parle de tensions entre le secrétaire général de la FAF et son président. Aussi, on évoque la formation des habituels clans entre locaux et binationaux. Bref, les habituels maux dont a constamment souffert notre sélection par le passé.
Il ne reste désormais qu’à désigner les bouc-émissaires, sortir le chéquier pour payer le mauvais casting et la gestion approximative du dossier du sélectionneur et on repartira de plus belle pour un semblant de renouveau comme cela a constamment été le cas. Surtout si les autorités ne tapent pas du poing sur la table pour trouver le remède à cette gestion anarchique et anachronique qui rongent notre balle ronde depuis des décennies sans que des solutions fiables soient trouvées.
Il faudra innover pour calmer
Pendant ce temps-là, il y a des manœuvres désespérées. Elles visent à calmer le courroux des Algériens qui ne semblent pas digérer le parcours des Fennecs lors de la messe planétaire. Une colère, pas vraiment justifiée tant notre sélection n’a jamais fait partie des grandes nations au Mondial avec 5 participations seulement en 23 éditions, qui est en train d’être décuplée par une manipulation claire sur les réseaux sociaux. Les plus crédules se retrouvent utilisés dans des règlements de comptes pour demander le départ des uns et militer pour le retour des autres. Dualité de médiocrité. Bref, on est face aux habituelles agitations comme cette manie de lancer des ballons-sondes afin d’essayer de voir si une décision « x » peut avoir l’effet de tempérer les ardeurs. On pense à cette information sur l’éventuelle désignation d’Antar Yahia sur le banc de la sélection en jouant la carte du sélectionneur algérien. Un peu comme c’était le cas avec Rabah Madjer et ses adjoints Meziane Ighil et le défunt Djamel Menad dont le passage à la barre technique n’a pas donné raison à Kheireddine Zetchi. On est clairement dans le même genre de spirale. Ce qui montre – si besoin – que les mauvais réflexes sont toujours là et qu’il n’y a même pas d’innovation dans la manipulation à l’égard de la « populace ». Comme on l’a déjà dit, le cercle vicieux se remet en place.
M.T.
