8 juillet 2026

L’action Messi-Mandi a des répercussions sur le Mondial !

Lors du match Argentine – Algérie en ouverture de campagne des deux sélections en Coupe du monde 2026, il y avait cette action litigieuse de la semelle de Lionel Messi qui “essuyait” le tendon d’Achille d’Aïssa Mandi. La Pulga s’en sortait sans avertissement ni expulsion malgré la dangerosité de l’action. A partir de là, le match, dans lequel Léo plantera un triplé, n’était plus le même. Le tournoi aussi. Détails.

Messi s’en était sorti sans même être averti par le referee Szymon Marciniak. Pourtant, pour ce genre de gestes non-maîtrisés, les arbitres n’hésitent pas à sortir le rouge. D’ailleurs, c’était le cas pour Folarin Balogun (Etats-Unis) expulsé, après révision à la VAR, pour une séquence similaire face à la Bosnie-Herzégovine. Avant lui, d’autres footballeurs ont échappé à la sanction car l’indulgence avec l’Argentin condamnait – d’une certaine manière – les autres arbitres.

Infantino accède aux désirs de Trump

Et quand ce n’est pas les directeurs du jeu qui sont cléments, c’est la FIFA de Gianni Infantino qui l’est. En effet, Le président de l’instance majeure de la balle ronde n’a pas hésité à user de son autorité pour accéder aux désirs de Donald Trump, président américain, qui aurait personnellement saisi la FIFA pour faire annuler la sanction à l’encontre de Balogun. D’ailleurs, il a écrit «merci à la FIFA d’avoir réparé une grande injustice. Balogun est un grand joueur et il mérite de jouer».

Pour entériner la “réhabilitation” de l’attaquant US, la structure du sport roi a expliqué que cela s’est fait «conformément à l’article 27» en notant que «l’application de la suspension automatique d’un match infligé au joueur américain Folarin Balogun est suspendue pour une durée d’un an à titre probatoire». L’alinéa en question n’existait pas avant qu’Infantino ne soit élu patron de la FIFA.

Les Belges étaient furieux

Ce jeu trouble n’a pas été du goût de la Belgique qui a tout de même fini par éliminer les USA en huitièmes dans la nuit de lundi à mardi (4-1 a.p). La Fédération royale belge de football (RBFA) n’avait pas manqué de dénoncer une «violation flagrante de l’article 10.5 du règlement de la Coupe du monde 2026» lequel qui indique clairement qu’«aucun recours n’est possible contre une suspension pour un carton rouge direct». «Nous sommes stupéfaits par cette décision qui contredit le règlement de la compétition. Nous étudions toutes les voies légales, y compris un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS)», annonçait la RBFA. Balogun a fini par jouer sans pouvoir aider les siens à battre les «Diables Rouges».

Comme le match de la honte entre l’Autriche et la République fédérale d’Allemagne (RFA) dont l’Algérie a été victime, cet “arbitrage tolérant” envers Messi lors d’Argentine – Algérie risque de changer le visage du football et la manière de prendre les décisions disciplinaires. Les referees ne doivent plus arbitrer à la carte ou avec la crainte que leurs décisions soient décrédibilisées en fonction de la sélection arbitrée ou du joueur qui est en face. Tout le monde doit être mis sur un pied d’égalité. Surtout qu’il y a cette tendance persistante à avantager certains au détriment des autres. Les lésés sont constamment les mêmes. Et ce n’est pas le Ghana, privé d’un penalty flagrant contre l’Angleterre, qui dira le contraire.

M.T.

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