Si Vladimir Petkovic pensait avoir ressuscité l’Algérie en la qualifiant au second tour de la Coupe du monde 2026, l’avis général est tout autre. Sa tête était réclamée par les Algériens. Renouvelé en juin dernier avec un contrat qui devrait courir jusqu’à juillet 2028, le coach des Verts ne restera pas en poste. D’ailleurs, certains relais n’ont pas tardé à s’activer pour placer leurs “clients” sur le banc de l’EN. L’opportunisme n’a pas de tour de chauffe.
Nos confrères de Footmercato ont voulu faire croire que la Fédération algérienne de football (FAF) avait pris contact avec Eric Chelle, l’actuel entraîneur du Nigeria. Ce qui est tout simplement invraisemblable et faux dans les circonstances du moment. On devine alors que ce sont des agents qui essaient d’activer leurs relais et de chauffer les pistes. La réputation que la FAF paie bien fait naturellement saliver quand on sait que Djamel Belmadi (210 000 euros) puis Vladimir Petkovic (160 000 euros officiellement même si on croit savoir qu’il touche plus) étaient en tête du classement des coachs africains les mieux rémunérés. Ainsi, les intermédiaires font des appels de phares dans l’espoir de captiver l’attention et avoir une part du gâteau.
Sauf que, concrètement, la tournure qu’a prise la participation de l’EN au Mondial risque de provoquer des réactions au sommet. Il est évident qu’aucune démarche de recrutement ne se fera avant de sceller l’avenir de Petkovic. A priori, le départ du Suisso-Bosnien se fera contre une indemnisation de deux mois de salaire.
Pour revenir à Chelle, qui n’a même pas pu qualifier les Nigérians à la messe planétaire bien qu’il ait terminé 3e à la CAN 2025 après avoir éliminé les Verts en quarts, on notera qu’il perçoit, en vertu de son nouveau bail signé fin juin, 88 000 euros/mois. Soit la moitié de ce que percevait Petkovic.
M.T.
