Le succès autoritaire de l’ASMO face au GC Mascara vendredi a jeté un froid glacial sur les hauteurs de Kouba. En s’emparant provisoirement de la troisième place, les Oranais envoient un message de guerre au Raed. Désormais au pied du mur, le RCK n’a plus droit à l’erreur.
Le réveil brutal de la formation oranaise lors de cette vingt-cinquième journée avancée change radicalement la physionomie de la course aux play-offs. En s’imposant avec la manière devant Mascara, l’ASMO ne s’est pas contentée de prendre trois points, elle a surtout instillé le doute chez ses concurrents directs. Pour le Raed, qui occupait une cinquième place fragile avec quarante-trois unités, voir les Oranais grimper à quarante-neuf points est une alerte rouge. Même si les compteurs devaient s’équilibrer avec les matchs d’hier, la dynamique psychologique a clairement basculé. Le forcing des gars de M’dina J’dida prouve que la hiérarchie est en train de voler en éclats au moment le plus critique de la saison. Kouba se retrouve désormais pris en étau entre l’obligation de gagner et la remontée fantastique de ses poursuivants. Dans les travées de Benhaddad, l’inquiétude est palpable car le calcul est simple et cruel. L’ASMO affiche une santé de fer pendant que le Raed lutte avec ses démons internes et ses soucis de trésorerie. La pression monte d’un cran car chaque succès oranais réduit l’espace de survie des hommes de Cherif Hadjar. On ne parle plus seulement de tactique ou de schémas de jeu mais de résistance mentale pure face à une menace qui arrive à toute allure dans le rétroviseur. Le classement devient une calculette infernale où la moindre glissade lors des prochaines sorties pourrait être fatale aux ambitions du club. Les Vert et Blanc sont prévenus, le prédateur oranais est affamé et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Cette victoire de l’ASMO, vendredi, a agi comme un électrochoc avant même que le NAHD et les autres ne foulent la pelouse. Le Raed doit comprendre que le confort du milieu de tableau est un lointain souvenir. Il faut désormais se battre avec la rage d’un lion blessé pour ne pas se faire dévorer par une concurrence qui ne fait plus de cadeaux. La gestion des nerfs sera le facteur déterminant de cette fin de championnat haletante. Si Kouba ne retrouve pas sa grinta immédiatement, le réveil pourrait être très douloureux pour tous les supporters. L’heure de vérité a sonné et le terrain ne pardonnera aucun manque de concentration ou d’investissement. L’étau se resserre dangereusement sur un Raed qui n’a plus aucune marge de manœuvre technique ou administrative. Le forcing de l’ASMO oblige Kouba à une réaction d’orgueil immédiate pour sauver ses espoirs de play-offs. La survie du club dans cette course folle dépendra de sa capacité à répondre présent.
MehdiA.
