17 avril 2026

Le report est un mal pour un bien pour le Nasria

Dans le calendrier souvent impitoyable de la Ligue 2, le report de la 18e journée en raison des conditions météorologiques a été accueilli avec un soulagement à peine dissimulé au sein du Nasria. Si, pour certains, l’arrêt de la compétition casse le rythme, pour le NA Hussein Dey et son entraîneur Farid Zemiti, ce contretemps ressemble à une véritable bouffée d’oxygène. Ce délai supplémentaire ne représente pas seulement quelques jours de repos, mais une opportunité stratégique pour remettre de l’ordre dans une maison « Sang et Or » encore en plein chantier.

Par Omar Yahiaoui     

Le dernier match face au WA Tlemcen a agi comme un électrochoc pour le nouveau coach. Au-delà du résultat, Zemiti a pu mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attendait. Ce match a révélé des lacunes tactiques et surtout un manque de cohésion flagrant, conséquence directe des remous qui ont agité le vestiaire ces dernières semaines.

Farid Zemiti l’a compris : repartir sur de bonnes bases est une nécessité absolue. Le match à venir face à la JSM Tiaret n’est pas une simple rencontre de championnat ; c’est un tournant. Pour rester dans la course au podium et espérer une place qualificative aux play-offs, la victoire est impérative. Ce report permet donc au staff technique de peaufiner les automatismes et de travailler sur les détails qui ont fait défaut lors de la sortie précédente.

Le défi de la réintégration : Récupérer les « déserteurs »

L’un des chantiers prioritaires de Zemiti durant cette trêve forcée est la gestion des effectifs. Le coach doit manœuvrer avec diplomatie et autorité pour réintégrer les joueurs qui avaient boycotté les entraînements pour des raisons financières. Dans une saison où le mercato est bloqué par les dettes de la CRL, la « re-mobilisation » de ces éléments est le seul levier disponible pour renforcer le groupe.

Le retour de ces cadres est vital, mais il pose un problème de rythme. Ce temps supplémentaire est une aubaine pour les réinsérer progressivement dans le moule collectif et s’assurer qu’ils adhèrent de nouveau au projet sportif du club, loin des tensions contractuelles.

Retaper physiquement les cadres

Outre l’aspect mental, l’état physique du groupe inquiète. Des joueurs clés comme Chamseddine Harrag ou Brouba sont certes de retour dans l’effectif, mais ils accusent un déficit physique notable. Leurs longues absences des entraînements se sont fait ressentir lors des dernières apparitions, où le manque de « jus » était évident.

Zemiti sait qu’il ne peut pas aborder le choc face à la JSMT avec des titulaires à 50 % de leurs capacités. Ce report permet de mettre en place un programme de remise à niveau spécifique. Quelques jours de travail foncier supplémentaire pourraient transformer ces joueurs de « revenants en manque de rythme » en « atouts décisifs » capables de tenir l’intensité d’un match de haut de tableau.

Une préparation « sur-mesure » pour la JSMT

En fin de compte, Farid Zemiti dispose désormais d’une semaine supplémentaire pour transformer son équipe. Ce temps sera utilisé pour instaurer une nouvelle discipline et inculquer des principes de jeu plus solides. L’objectif est clair : se présenter face à la JSM Tiaret avec une équipe métamorphosée, tant sur le plan physique que psychologique. Le report a offert au NAHD une seconde chance de bien démarrer l’ère Zemiti. Reste à savoir si les joueurs sauront saisir cette opportunité pour prouver que la Nasria a toujours l’étoffe d’un prétendant sérieux aux play-offs.

O. Y. 

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