Au sein du club historique du NAHD, l’heure n’est plus à l’observation mais à la mobilisation générale. Malgré un début de saison en dents de scie, la direction a officiellement transmis sa feuille de route à l’entraîneur Farid Zemiti : viser le podium. L’ambition est claire, décrocher une place qualificative pour les play-offs. Cependant, ce défi sportif ressemble à une montagne à gravir, tant les obstacles administratifs et financiers freinent l’élan des « Sang et Or ». Pour réussir, les dirigeants devront manœuvrer avec une précision chirurgicale sur deux fronts : la gestion humaine du vestiaire et la quête urgente de liquidités.
La gestion interne : L’art de faire du neuf avec du vieux
L’un des plus grands handicaps du club reste l’impossibilité d’effectuer un mercato hivernal. Bloquée par les dettes accumulées auprès d’anciens joueurs et techniciens ayant saisi la Chambre de Résolution des Litiges (CRL), la direction se retrouve les mains liées sur le marché des transferts. Dans ce contexte de pénurie de recrues, la priorité absolue est de « récupérer » les cadres actuels.
Les dirigeants ont entamé une course contre la montre pour convaincre les joueurs contestataires de reprendre le travail. Le retour d’éléments d’expérience tels que Mohamed Naâmani, l’attaquant Hassan Azzaoui ou encore Bousalem est jugé vital. Ces joueurs, qui avaient boudé les entraînements pour réclamer leurs dus, sont les véritables « recrues hivernales » du club. Un accord financier, même partiel, avec ces cadres permettrait à Farid Zemiti de disposer d’un effectif compétitif capable de tenir tête aux ténors du championnat et de maintenir la cadence infernale imposée par le haut du tableau.
A la recherche de nouvelles sources de revenus
Jouer les premiers rôles demande des moyens financiers que le club peine actuellement à mobiliser. Si les subventions de l’APC constituent une bouffée d’oxygène régulière, elles s’avèrent dérisoires face aux besoins d’un prétendant à l’accession. La direction est consciente qu’elle doit diversifier ses ressources pour stabiliser le quotidien de l’équipe.
L’espoir repose désormais sur la concrétisation des contrats de sponsoring avec de grands partenaires publics. Des entrées d’argent provenant de Saïdal et de l’ENAC sont attendues avec impatience. Jusqu’à présent, ces fonds étaient bloqués pour des raisons administratives. Les deux entreprises exigeaient la présentation du nouveau statut du club et de son agrément mis à jour pour libérer les aides prévues. La direction s’attelle à finaliser ces démarches bureaucratiques afin d’injecter ces capitaux frais dans les caisses, ce qui permettrait de régler une partie des salaires et de motiver les troupes pour le sprint final.
O. Y.
