Le destin du Raed ne lui appartient plus totalement. Entre l’obligation de s’imposer face à une ASMO, elle aussi candidate aux play-offs et l’espoir d’un faux pas de Témouchent à Tiaret, les supporters de Kouba s’apprêtent à vivre un après-midi de haute tension. Un vendredi où le cœur battra à Oran, mais l’oreille restera attentive est branchée sur Tiaret.
Le scénario est digne des plus grands films de suspense sportif. Vendredi, sur la pelouse d’Oran, les joueurs du RCK entameront une bataille contre une équipe de l’ASMO qui défend farouchement sa deuxième place. Avec ses 55 points, le club oranais ne fera aucun cadeau car il joue, lui aussi, son ticket pour les play-offs. Pour le Raed, la mission est donc monumentale. Il faut faire tomber un concurrent direct tout en portant le poids d’un résultat qui se décide à des kilomètres de là. Il s’agit d’effacer l’amertume des points gâchés contre la CR Témouchent, car ce sont ces faux pas passés qui obligent aujourd’hui le club à dépendre d’un tiers. Sur le terrain, la tension sera palpable des deux côtés. Contrairement à une équipe de milieu de tableau, l’ASMO jouera avec la rage de celui qui veut valider son ambition. Cette configuration transforme ce match en une finale avant l’heure. La peur de tout perdre ou l’impatience de connaître le score de la CRT pourraient paralyser les jambes. La gestion émotionnelle sera le facteur clé de cette rencontre. Le staff technique devra trouver les mots pour maintenir la concentration sur le rectangle vert d’Oran sans que les joueurs ne s’égarent dans des calculs mentaux épuisants. Pendant ce temps, à Tiaret, la JSMT se retrouve dans une position de juge de paix. Cette équipe, qui avait freiné les ambitions de Kouba récemment, tient désormais le sort du Raed entre ses mains face à Témouchent. L’intégrité sportive et l’honneur de la JSMT sont les derniers remparts sur lesquels le RCK peut bâtir son espoir. Chaque but marqué ou encaissé à Tiaret provoquera une onde de choc immédiate sur le banc de touche à Oran. C’est une guerre des nerfs où l’information circule à la vitesse des réseaux sociaux, changeant l’ambiance d’un stade en quelques secondes. Si le miracle se produit, avec un faux pas de la CRT combiné à une victoire koubéenne chez un concurrent direct, le football algérien s’offrira une affiche de rêve. Voir l’USMH et le RCK se disputer la montée serait un retour aux sources pour le championnat national. Mais pour en arriver là, il faut que les planètes s’alignent parfaitement entre deux villes de l’Ouest qui n’ont jamais été aussi proches par le destin. Tout reste possible dans ce sprint final où la logique est bousculée par l’enjeu des 55 points oranais. Le Raed doit faire sa part du contrat en s’imposant là où beaucoup ont échoué. Une chose est sûre, ce vendredi restera gravé dans les mémoires des supporters des deux camps.
Mehdi A.
Oran transpire et Tiaret décide
