23 août 2026
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Poyet, plutôt demandeur que demandé

Dans notre livraison de jeudi dernier, nous indiquions que la piste Gustavo Poyet était chauffée par des agents qui voulaient le placer aux commandes de l’équipe nationale pour succéder à Vladimir Petkovic et c’est vraiment le cas. La Fédération algérienne de football (FAF) n’avait pas pensé au technicien uruguayen préalablement. Cependant, des échanges, directs, ont lieu entre l’entraîneur et Walid Sadi, président de la FAF, sans que cela signifie que le driver devient automatiquement un candidat au poste.

Par Mohamed Touileb

Son nom était tombé de presque nulle part. Avec la vacance des commandes techniques algériennes depuis la résiliation du contrat de Vladimir Petkovic au début du mois, la FAF cherche activement un nouveau coach pour les Verts. Alors que Felix Sanchez Bas était bien parti pour avoir le job, le processus a capoté à cause de réserves des échos défavorables de la part de certains Algériens qui ont connu l’Espagnol au Qatar.

Yahia se voit bien collaborer avec lui

A présent, la structure fédérale continue le « casting » dans l’espoir de trouver un nouveau chef de la barre technique à l’EN. A l’approche de la date FIFA de septembre, le temps presse. Cela dit, Sadi songe désormais à prendre son temps. Ainsi, il est possible qu’un intérimaire dirige le stage à venir. Et c’est le nom d’Anthar Yahia qui est avancé.

D’ailleurs, l’ancien défenseur et capitaine d’El-Khadra a vu, dès le retour de l’Algérie de la Coupe du monde 2026, son nom cité pour prendre le relais de Petkovic. Cependant, ne disposant pas des diplômes requis pour être sur le banc de la sélection. En effet, la FIFA ainsi que les Confédérations et les fédérations nationales requièrent des licences professionnelles (comme la Licence Pro UEFA, CAF Pro ou AFC Pro) pour diriger une équipe nationale ou une équipe de l’élite. En parlant de Yahia, on apprend qu’il a lui-même échangé avec Poyet dans l‘optique d’une collaboration entre les deux hommes à l’avenir. Le courant est d’ailleurs bien passé entre les deux. D’autant plus qu’ils se sont connus en 2006 lorsque le Fennec était de passage à Leeds United (Angleterre) pour un essai avant de signer à VfL Bochum (Allemagne).

Un salaire inférieur à celui de Petkovic et les mêmes objectifs

Anthar Yahia est très impliqué dans son dossier qui le concerne directement puisque la FAF maintient l’idée de lui confier les rênes techniques à l’avenir. Poyet semble disposer à l’aider pour connaître cette ascension. Sur le plan financier, on apprend aussi qu’il n’exige pas un salaire faramineux car sa mensualité, staff compris, ne devrait pas dépasser les 100 000 euros avec les mêmes objectifs fixés pour son prédécesseur à savoir la présence dans le dernier carré de la CAN 2027 et la finale pour la séquence de 2028. Néanmoins, ces émoluments restent assez élevés puisqu’elles feraient de l’ancien coach de Brighton & Hove Albion, Sunderland FC et Al Khaleej l’entraîneur le mieux payé en Afrique comme le veut désormais la tradition avec l’Algérie. Et c’est un peu «trop payé» quand on sait que c’est Poyet qui est venu vers la FAF. Pour autant, il y a lieu de relever que, pour l’instant, ces discussions ne signifient pas que l’ancien milieu offensif de la «Celeste» sera engagé. Dossier à suivre.

M.T.

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