Alors que la tenue de l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGEx) reste suspendue au calendrier de la DJSL, le candidat à la présidence du NA Hussein-Dey, Athmane Sahbane, refuse de rester les bras croisés. Face au retard considérable accumulé par le club sur le plan de la préparation et du mercato, le futur patron des Sang et Or a choisi de prendre les devants.
Par Omar Yahiaoui
Il a d’ores et déjà entamé un profond travail de coulisses pour restructurer l’organigramme administratif et technique de la formation d’Hussein-Dey. En s’entourant dès à présent de partenaires stratégiques, Sahbane cherche à baliser le terrain avant même le verdict des urnes, une démarche qu’il juge indispensable pour pouvoir attaquer les dossiers chauds et basculer dans le travail sérieux dès sa prise de fonctions officielle.
Un renfort de poids et une bouffée d’oxygène financière
Dans cette optique de professionnalisation et de consolidation de son futur staff de direction, Athmane Sahbane a finalisé des discussions cruciales avec un opérateur économique de premier plan, un dénommé Khalil. Cet entrepreneur, qui dirige une société de sous-traitance hautement active dans le secteur de l’électricité en partenariat avec la Sonelgaz, est appelé à intégrer le futur bureau directeur du Nasria. Loin de venir les mains vides, ce futur dirigeant s’est engagé à apporter un soutien financier immédiat. Conscient de l’urgence de la situation et du manque de liquidités qui paralyse le club, il a promis d’injecter une somme de deux milliards de centimes dès l’installation du nouveau bureau. Cet apport de fonds s’avère capital pour la trésorerie du NAHD, car il permettra d’amorcer le nouvel exercice dans des conditions optimales, de rassurer les joueurs ciblés et de régler les frais logistiques urgents liés au démarrage de la saison.
La hantise des chèques en circulation
Toutefois, malgré ce plan de marche minutieusement anticipé, le tableau n’est pas totalement idyllique pour le candidat Sahbane. Une inquiétude majeure pèse sur ses épaules et vient tempérer l’optimisme des supporters : la gestion opaque de la dette héritée des précédentes mandatures. Sa principale hantise réside dans le grand nombre de chèques de garantie et de paiement actuellement en circulation au bénéfice de différents créanciers.
N’ayant pas encore une visibilité nette, chiffrée et transparente sur le montant global exact détenu par ces tiers, Athmane Sahbane sait qu’il avance sur un terrain miné. Cette situation financière confuse représente une véritable bombe à retardement, susceptible d’exploser à tout moment sous forme de saisies sur comptes ou de blocages administratifs. C’est le défi prioritaire qui attend le futur président : il lui faudra désamorcer cette menace dès les premiers jours de son mandat à travers un audit complet, afin d’éviter que son ambitieux projet de restructuration ne soit brutalement freiné par les démons du passé.
O. Y.
