À la CAN 2025, Rafik Belghali a fait office de choix principal de Vladimir Petkovic sur le côté droit de la défense de l’équipe nationale. Le pensionnaire de l’Hellas Vérone a donné satisfaction. Après, il n’avait pas d’alternatives fiables puisque Samir Chergui était blessé et que Youcef Atal, retenu de dernière minute, était bien loin de son niveau. Aujourd’hui, le sélectionneur national doit, en composant avec des données médicales défavorables, préparer les deux éléments qui iront disputer la Coupe du Monde 2026 l’été prochain pour remplir cette tâche.
Par Mohamed Touileb
A l’approche du stage de mars qui se tiendra lors de la dernière dizaine dudit mois, le côté droit de la défense des Fennecs est à l’infirmerie. En effet, Atal a été opéré du tendon d’Achille il y a un mois, ce qui le rend – d’ores et déjà – inéligible pour la Coupe du Monde 2026, alors que Samir Chergui n’est toujours pas remis de son problème au niveau des ischio-jambiers qu’il traîne depuis décembre écoulé.
Pour ne rien arranger, Belghali est sorti blessé le week-end dernier contre le FC Parme après 20 minutes de jeu seulement. D’ailleurs, on peut souligner que Belghali n’avait pas rejoué depuis le quart de finale de la CAN 2025 avec l’Algérie contre le Nigéria car il avait souffert d’un pépin physique au terme de ladite rencontre. Il n’avait pu reprendre la compétition que samedi en Serie A.
Depuis Atal, personne ne s’est distingué
Alors que ce secteur semblait finalement bien pourvu en choix et en alternatives, il y a les démons du passé qui surgissent pour Petkovic. Avant lui, beaucoup de sélectionneur ont eu du mal à trouver un latéral droit pour leur dispositif. On se souvient même que Rabah Saâdane avait dû bricoler avec Madjid Bougherra, défenseur central de formation, et Foued Kadir ainsi que Karim Matmour qui étaient carrément des milieux offensifs de métier.
Après lui, Vahid Halilhodzic a dû recourir au service de Mehdi Mostefa, milieu défensif, au poste. C’était lui qui avait joué face à l’Allemagne pour un match d’envergure à l’occasion du 1/8e de finale de la Coupe du Monde 2014 au Brésil ou encore Khoualed pour le capital Algérie – Burkina Faso lors du barrage « retour » des éliminatoires pour ledit Mondial.
Ce n’est qu’avec l’éclosion, sous les ordres de Lucas Alcaraz puis Djamel Belmadi, de Youcef Atal que le couloir défensif droit avait finalement un vrai latéral malgré quelques lacunes défensives persistantes. Mais, là encore, l’actuel pensionnaire d’Al Sadd SC présentait le désavantage de se blesser fréquemment. D’ailleurs, pour la demi-finale et la finale de la CAN 2019, Belmadi avait dû un fébrile Mehdi Zeffane qui a fini par faire le boulot.
Farsi pourrait faire son retour
Sur les dernières années, le casting au poste de latéral droit a vu défiler les profils. Petkovic se retrouve – à son tour – embarqué dans la prospection. Et on peut dire, qu’actuellement, il faudra repenser les plans et anticiper toutes mauvaises surprises afin de dessiner la liste des 26 Verts qui iront au Mondial 2026. Avant cela, il y aura cette date FIFA de mars dans laquelle il ne pourra manifestement pas recourir aux services de Hadjam, blessé à la cheville depuis la CAN 2025, qui a excellemment dépanné au poste par le passé.
Chergui peut, lui aussi, être court. Quant à Belghali, il devrait être là. Qui l’accompagnera ? Le plus proche serait Mohamed Farsi que Petkovic a déjà convoqué et utilisé. Il y aussi Mehdi Dorval qui peut jouer à droite. Somme toute, il y a peut-être une place à prendre pour la CDM 2026 pour ce rôle. Le malheur des uns peut faire le bonheur des autres.
M.T.
