Alors que le fauteuil présidentiel du NAHD s’apprête à être déserté par Yacine Hanied, les grandes manœuvres ont déjà débuté en coulisses. Selon des informations bien informées, le profil de Mehdi Rabehi, ancien patron du CR Belouizdad, circule avec insistance dans les coursives du club. Un homme d’expérience qui pose déjà ses conditions pour orchestrer le plan de sauvetage du Nasria.
Par Omar Yahiaoui
La transition administrative du NA Hussein Dey ne se fera pas dans l’improvisation. Suite à l’annonce du départ imminent du président Yacine Hanied, les décideurs et soutiens de l’ombre s’activent pour trouver l’homme providentiel capable de redresser un monument en péril. C’est dans ce contexte que le nom de Mehdi Rabehi est sorti du chapeau.
Des contacts discrets mais très sérieux ont été noués avec l’ancien président du Conseil d’administration du CR Belouizdad, poste qu’il avait quitté en 2025. Libre de tout engagement et fort d’une réputation de gestionnaire rigoureux, Rabehi ne ferme pas la porte à un défi d’envergure chez le voisin husseindéen. Toutefois, l’homme ne viendra pas pour faire de la figuration : il aurait d’ores et déjà exigé « carte blanche » sur le plan sportif et administratif pour calquer sa méthode.
Expérience, réseau et carnet d’adresses
Pour le NAHD, qui s’apprête à entamer sa cinquième saison d’affilée dans l’enfer de la Ligue 2, l’arrivée d’un profil comme Rabehi serait un signal fort. Son passage à la tête du Chabab de Belouizdad lui a permis d’acquérir une solide expérience de la haute compétition et de la gestion des fortes pressions. Cette expertise s’avère indispensable pour nettoyer les scories du passé et rebâtir un effectif compétitif, taillé pour l’accession immédiate.
Au-delà des compétences purement sportives, Mehdi Rabehi amènerait dans ses valises un argument de poids : sa force de frappe financière. L’ancien dirigeant du CRB bénéficie de solides appuis dans les milieux économiques. Un réseau d’influence capital qui faciliterait grandement la recherche de sponsors d’envergure et l’apport de moyens matériels et financiers, le nerf de la guerre dont le Nasria a tant manqué ces dernières années.
Tout restera suspendu au verdict de l’AGex
Si le profil séduit, rien ne sera officiel avant l’heure. L’avenir de cette piste ambitieuse dépendra entièrement des conclusions de la prochaine Assemblée Générale extraordinaire (AGex) et des premiers contours de la reconstruction post-Hanied. Les membres de l’assemblée accepteront-ils de céder les pleins pouvoirs à un homme venu de l’extérieur pour sauver le club ? Les prochains jours s’annoncent décisifs à Hussein-Dey.
Un sacrilège et un aventurisme
Beaucoup à Hussein Dey estiment que « donner les rênes du club à un ancien président ‘désigné’ du CRB est un sacrilège. Les membres de l’AG n’ont pas le droit de faire ça. Ils devraient comprendre que ce serait comme une grande humiliation pour notre club, déjà meurtri par l’abominable situation qu’il vit aujourd’hui »,nous disait un fervent supporters du côté de Leveilley. Qui renchérit : « C’est un peu comme si vous confier la présidence du Real Madrid à Laporta. En tout cas ces dirigeants aventuriers ont mené le club là où il se trouve aujourd’hui et non contents de l’avoir rabaissé à ce point, ils veulent maintenant carrément l’humilier et nous humilier avec. » C’est tout dit.
O. Y.
