Le club harrachi traverse une période de turbulences marquée par la déception de ses supporters. L’échec cuisant de l’accession en Ligue 1 Mobilis a provoqué une onde de choc au sein de la maison harrachie, et toutes les critiques convergent aujourd’hui vers le président du club, Sofiane Touahria. La saison 2024-2025 avait été placée sous le signe de la montée. Renforcée par plusieurs recrues estivales et portée par un public passionné, l’USMH espérait retrouver l’élite du football algérien après plusieurs années de galère en Ligue 2. Cependant, malgré des débuts encourageants, les Jaune et Noir ont perdu de précieux points lors des dernières journées, compromettant définitivement leurs chances d’accession. Cette issue a été vécue comme une trahison par les supporters, qui attendaient un retour au premier plan de leur club de cœur. Dans les rues d’El Harrach, la colère gronde et les appels à des changements profonds se multiplient. Au centre de cette tourmente, le président Sofiane Touahria reste étonnamment silencieux. Aucune déclaration officielle, aucune conférence de presse, pas même un communiqué sur les réseaux sociaux du club pour tenter d’expliquer les raisons de cet échec. Ce mutisme prolongé est très mal perçu par les fans, qui considèrent qu’un minimum de respect et de transparence est dû à ceux qui soutiennent le club en toutes circonstances.
Oui, les supporters ont le droit de savoir, mais…
Mais ce que ces mêmes supporters doivent savoir, c’est que le bilan technique, celui-là même qui définira, sur le plan purement technique, ce qui n’a pas marché cette saison et expliquera en partie les raisons de l’échec, on ne le met pas à la lecture de tout le monde. C’est un document interne qui devrait rester en interne. Oui, les supporters ont le droit de s’inquiéter. Oui, les supporters ont un droit de regard, mais seulement un regard. Il ne faut pas exagérer aussi dans la demande de la rue. Ce qui n’a pas marché dans cette saison, devrait faire une étude en interne et jamais dans la rue. Cependant, les critiques ne concernent pas uniquement le silence du président. Tout au long de la saison, la gestion de l’équipe par la direction a été pointée du doigt. Mais par qui ? par des supporters qui ne connaissent pas la réalité du terrain et se basent toujours sur ce qui se dit dans les réseaux sociaux. «Retards dans le paiement des salaires, manque de vision stratégique et conflits internes ont fragilisé la stabilité du groupe. Des voix au sein même du club parlent de mauvaise communication, d’un manque de professionnalisme et d’un déficit de planification». Mais ces griefs sont établis sur la base de quoi ?
D’aucuns à El Harrach vont encore plus loin, ils parlent de deux scénarios qui semblent se dessiner : soit Sofiane Touahria décide enfin de sortir de son silence pour assumer ses responsabilités, faire un bilan transparent de la saison et proposer une feuille de route claire pour rebondir ; soit il continue à fuir les projecteurs, avec le risque de voir la contestation se transformer en véritable crise. Le club ne peut se permettre une nouvelle saison de stagnation. Avec un public fidèle mais de plus en plus désabusé, l’USMH doit impérativement se réinventer, tant sur le plan sportif qu’administratif. Malgré la déception, une chose demeure constante, à savoir l’amour inconditionnel des supporters pour leur club. Présents dans les bons comme dans les mauvais moments, les Harrachis réclament non pas des miracles, mais de la clarté, de l’engagement et du respect. Ils attendent que leur président sorte de l’ombre, s’explique, et surtout qu’il agisse pour redresser la barre.
M. A-M.
