One, two… tripes
Contrairement à vendredi dernier face à la Bolivie (succès 3-2), l’équipe nationale n’a pas pu s’imposer contre l’Afrique du Sud mardi après être revenue au score (3-3 score final). Cependant, pour la deuxième fois en l’espace de 4 jours, les Verts ont montré beaucoup de force mentale pour revenir dans la partie et avoir la maîtrise du match. Le tournoi FIFA Series 2024 aura été riche en enseignements pour les débuts, plutôt prometteurs, de Vladimir Petkovic, nouveau sélectionneur de l’Algérie.
Par Mohamed Touileb

Il est clair que tout n’a pas été parfait pour les Fennecs dans cette fenêtre internationale qui avait des allures expérimentales. Petkovic a fait tourner afin de s’arrêter sur l’apport éventuel des éléments convoqués par rapport aux échéances à venir. Notamment celles de juin prochain avec la poursuite des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Des erreurs à gommer avant juin
Sur les deux rencontres, il y a eu des phases où El-Khadra a été bonne. Dans d’autres, on a pu se rendre compte que la rémission implique des moments de rechute avec des erreurs, notamment dans les relances, qu’on peut payer cash. D’où les 5 buts concédés sur ces deux sorties. Et tout cela, Petkovic l’a relevé.
« C’est vrai que nous avons des temps faibles quand on encaisse. Mais nous avons aussi des moments forts quand on marque. C’est une équipe soudée et qui ne lâche rien. C’est quelque chose de positif », constate le Bosnien. Par ailleurs, si l’EN n’a pas perdu sur ces deux sorties de mars, c’est parce qu’offensivement, le rendement a été remarquable. « J’étais conscient du potentiel offensif avant d’arriver et il est sûr que nous devons travailler sur l’aspect défensif. Mais comme je l’ai dit défendre c’est collectivement. En bloc. Toute l’équipe doit progresser dans ce domaine pas que la défense », estime le successeur de Djamel Belmadi.
Même s’il a plutôt été dans la réactivité pour ses débuts sur le banc Dz, l’ancien driver des Girondins de Bordeaux et de la Suisse compte bien imprégner un style de jeu pour les Guerriers du Désert dans l’avenir. « Je préfère me concentrer sur mon équipe. Évidemment parfois il faut s’adapter. Mais il est nécessaire d’avoir un mode de jeu établi. On va jouer en Afrique dans des conditions pas forcément à notre avantage mais on se doit de dominer », déclare le technicien de 60 ans qui avertit qu’« en juin, on doit impérativement éviter de faire des cadeaux à nos adversaires ! »
Des choix à faire
D’ici là, le natif de Sarajevo et son staff auront l’occasion d’analyser avec pertinence les prestations de chaque joueur qui a pu avoir l’opportunité de jouer. Mais, dans l’ensemble, Petkovic s’est dit « très content de comment le stage s’est terminé. On a eu des blessés mais l’équipe a montré qu’elle est prête à faire de belles choses. En tant que staff on se met à disposition des joueurs même dans les périodes où on n’est pas en stage avec l’EN ».
Pour le regroupement de mars, Petkovic a fait appel à 31 éléments sans pour autant pouvoir tous les tests concrètement. « J’ai un large choix », reconnaît-il non sans trouver « dommage que je n’ai pas eu l’occasion de donner à tout le monde une chance de jouer ». Petkovic sait, d’ores et déjà, que « ce sera difficile de choisir 23 joueurs pour le mois de juin, tellement il y a beaucoup de bons joueurs. On va essayer d’avoir aussi des nouveautés au mois de juin. On doit faire une analyse sur ce stage qui est bénéfique pour moi. On va faire le bilan et bien évidemment chercher à voir d’autres joueurs à l’avenir pour solidifier notre équipe ». Le travail pour relancer l’équipe nationale sera donc continu pour le nouveau responsable de la barre technique et ses adjoints. La mission ne sera pas facile puisqu’il faudra aussi assurer des performances immédiates dans les qualifications au Mondial dès juin prochain. La marge de manœuvre et le droit à l’erreur ne seront pas les mêmes. Et Petkovic en est conscient. C’est déjà ça…
M.T.
